Rapport annuel 2025 de la FICD

Fondée en 1994, la Fédération interjurassienne de coopération et de développement (FICD) est une organisation faîtière qui a pour but de fédérer les organisations actives dans la coopération au développement du Jura, du Jura bernois et du district bilingue de Bienne. 

Elle offre une expertise et un savoir-faire reconnus au service des différents acteurs gouvernementaux. Son travail assure une utilisation responsable et transparente des fonds publics, investis pour l’essentiel dans des projets de développement au Sud. 

Ancrée dans le canton du Jura et la partie francophone du canton de Berne depuis plus de 30 ans, la fédération collabore avec la Confédération via la Direction du développement et de la coopération (DDC), les cantons du Jura et de Berne (via le Conseil du Jura bernois – CJB et le Fonds de loterie) et plusieurs communes du Jura et du Jura bernois. Depuis 2005, elle s’inscrit dans le réseau plus large des fédérations cantonales de coopération internationale de Suisse latine, le FEDERESO. 

Sa vision 

La FICD œuvre pour un monde plus juste, solidaire et durable, où les populations du Sud peuvent renforcer leurs capacités et développer des solutions adaptées à leurs besoins. Elle soutient ses organisations-membres dans le perfectionnement de leurs actions, encourage la justice sociale, l’égalité des sexes, la dignité humaine et le respect de l’environnement. 

Ses missions 

La FICD appuie ses organisations-membres et leurs partenaires de terrain afin de garantir la qualité institutionnelle et opérationnelle des projets cofinancés par les collectivités publiques. Elle veille à ce qu’ils reposent sur les dynamiques locales, respectent les principes du développement durable et contribuent à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), tout en assurant une utilisation transparente et responsable des fonds publics. 

La FICD renforce les capacités de ses organisations-membres et facilite les collaborations avec les acteurs institutionnels du Jura, du Jura bernois et du district bilingue de Bienne. Elle joue le rôle d’interface entre les pouvoirs publics et les organisations-membres, mobilisant financements, expertises et partenariats pour accroître l’impact de leurs actions. 

La FICD optimise ses actions grâce à un fonctionnement en réseau, notamment via son engagement actif au sein du FEDERESO. Elle mutualise savoirs, expériences et compétences avec les autres fédérations cantonales de Suisse latine, afin d’adapter les pratiques face aux transformations et défis de la coopération internationale dans un contexte de polycrise mondiale. 

La FICD contribue à une meilleure compréhension des enjeux Nord-Sud et de la solidarité internationale en informant et sensibilisant le public, les autorités politiques et les médias. Elle promeut ainsi la nécessité d’une coopération internationale forte, efficace et responsable. 

Message du président

Olivier Girardin, président de la FICD

Il est donc dans notre intérêt de continuer à nous engager en faveur des projets de coopération au développement reposant sur de solides partenariats et de favoriser les échanges Sud-Sud.

La loi définit les notions de coopération au développement et d’aide humanitaire et précise les formes de soutien possibles : aides financières, prestations propres ou en nature, mise à disposition d’expertises. Elle clarifie la répartition des compétences : le Gouvernement assure la responsabilité politique, la Chancellerie d’État est chargée de l’élaboration et du suivi, la possibilité de contrats de prestations, notamment avec la Fédération interjurassienne de coopération et de développement (FICD), est formalisée. La loi pérennise la pratique en vigueur depuis 2018, à savoir l’externalisation de la mise en œuvre via la FICD, sans revenir à une gestion directe de projets par l’État. Elle offre un levier institutionnel clair et stable aux organisations jurassiennes actives dans la coopération internationale.  Le financement reste soumis à l’approbation périodique du Parlement, avec une base budgétaire annuelle maintenue (env. 230’000 CHF). Cette nouvelle base légale constitue un motif de satisfaction pour la FICD, c’est un message clair en faveur de la coopération au développement et à l’ouverture dans une contexte international instable et imprévisible. Le travail des ONG jurassienne est ainsi reconnue et valorisé. Le canton de Berne continue d’apporter son soutien par le Conseil du Jura bernois et avec le soutien financier du Fond de loterie. La FICD dispose ainsi d’un bon ancrage interjurassien et d’une reconnaissance des autorités du canton du Jura et du canton de Berne. 

La poursuite et l’intensification des échanges dans le cadre du Federeso nous laisse entrevoir la possibilité de pérenniser le soutien financier de la DDC. Le réseau des fédérations de Suisse latine est un atout important à préserver à l’avenir, afin de conjuguer les efforts en faveur de la coopération internationale par l’intermédiaire des ONGs activent sur le terrain dans de nombreux pays en développement, dont une part importante en Afrique subsaharienne. C’est bien dans cette région que se trouve les principaux défis à relever par la coopération internationale au 21e siècle, les projections démographiques montrent en effet que 40% de la population mondiale soit environ 4 milliards d’habitants vivront en Afrique à la fin du siècle. Il est donc dans notre intérêt de continuer à nous engager en faveur des projets de coopération au développement reposant sur de solides partenariats et de favoriser les échanges Sud-Sud. 

J’adresse mes très sincères remerciements aux membres du comité, de la commission technique, de la commission d’information et au secrétariat de la FICD pour leur engagement en faveur de projets de qualités. Nous avons la chance de pouvoir compter sur des personnes compétentes qui s’engagent souvent bénévolement et cela nous permet ainsi de pouvoir utiliser les fonds obtenus de nos différents bailleurs dans des projets de développement sur le terrain. Je remercie également très sincèrement les cantons du Jura, de Berne et la DDC ainsi que les communes qui nous soutiennent financièrement pour la confiance accordée et la qualité des échanges entretenus.

Editorial

Isabelle Boegli, secrétaire générale de la FICD

Les transformations internes ont constitué un chantier important. Le départ de notre collaboratrice administrative a nécessité une réorganisation rapide du secrétariat et une redistribution des tâches. Grâce à l’engagement constant de tous et toutes mes membres des instances de la FICD, et à l’arrivée d’un stagiaire durant l’automne, nous avons pu stabiliser notre fonctionnement à 1,3 EPT et poursuivre l’ensemble de nos missions sans rupture. 

Sur le plan institutionnel, 2025 a été marquée par l’adoption en première lecture de la nouvelle loi cantonale jurassienne sur la coopération au développement. Cette étape décisive clarifie les rôles, renforce la reconnaissance du travail des organisations actives dans le Canton et ouvre la voie à un renouvellement du contrat de prestations dès 2026. Parallèlement, la baisse de la contribution de la DDC et l’évolution annoncée du cadre contractuel ont exigé une vigilance accrue et un investissement important dans le programme stratégique commun 2026–2028, élaboré avec les sept fédérations cantonales de coopération au développement. 

Malgré ces défis, la dynamique du réseau est restée forte : six nouveaux projets ont été financés, sept rapports finaux validés, et les collaborations Sud–Sud initiées en 2024 ont confirmé leur pertinence. La Commission technique a consolidé ses outils, notamment avec l’introduction d’une grille d’analyse des risques, tandis que la Commission d’information a poursuivi la transition vers des outils de communication plus sobres et diffusés davantage sous forme numérique. 

L’année a également été marquée par des mouvements au sein de nos organisations‑membres, avec deux nouvelles adhésions et plusieurs démissions. Ces évolutions reflètent la vitalité du tissu associatif interjurassien, mais aussi les réalités auxquelles font face les petites structures engagées dans la solidarité internationale. Notre rôle d’accompagnement, renforcé par une vingtaine de séances de coaching et de nombreux échanges informels, demeure plus essentiel que jamais. 

Enfin, 2025 a confirmé l’importance de notre engagement au sein du FEDERESO. Les vingt‑quatre séances consacrées à la préparation du programme commun, les réflexions stratégiques et les travaux de gouvernance témoignent de la volonté collective de renforcer la cohérence et la visibilité des fédérations cantonales dans un contexte de polycrise mondiale. 

À l’aube de 2026, les défis sont nombreux : mise en œuvre de la nouvelle loi, négociation du contrat avec le canton du Jura, refonte du site internet, diversification des financements privés et suivi rigoureux des projets. Mais ils s’accompagnent d’une conviction forte : celle que la coopération internationale reste un pilier indispensable de la solidarité, de la justice sociale et du développement durable. 

Je tiens à remercier chaleureusement les membres du Comité, les commissions, les organisations‑membres, nos partenaires institutionnels et toutes celles et ceux qui, par leur engagement, contribuent à faire vivre la FICD. Ensemble, nous poursuivons une mission essentielle : soutenir des initiatives porteuses de sens, ancrées dans les réalités locales et tournées vers un avenir plus juste. 

La FICD en 2025

  • 22 Bénévoles pour 4 instances (ComitéCommission technique (CT), Commission d’information (CI), Vérificateur·trice·s des comptes
  • 30 Organisations-membres (OM) du Jura et de la Berne francophone engagées aux côtés de partenaires en Afrique, en Asie et en Amérique latine pour améliorer les conditions de vie des populations les plus fragilisées. 
  • 13 Communes membres-soutien 
  • 5 Partenaires institutionnels (DDC, Canton du Jura, Conseil du Jura bernois, Fonds de loterie du canton de Berne, Municipalité de Delémont
  • Fédérations cantonales de coopération au développement partenaires 

  • Adoption de la nouvelle loi cantonale jurassienne sur la coopération au développement et l’aide humanitaire 
  • Réorganisation interne du secrétariat et arrivée d’un stagiaire 
  • Dynamique du réseau : 2 nouvelles adhésions, 7 démissions 
  • 6 nouveaux projets financés et 7 rapports finaux validés 
  • Modernisation de la communication et décision de refonte du site internet en 2026 
  • Préparation du cycle stratégique 2026–2030 et renforcement du travail institutionnel 
  • Mobilisation accrue autour du FEDERESO et du futur contrat commun avec la DDC 

  • 25 mars : Assemblée générale de la FICD, suivie d’un échange sur le thème du « Suivi des projets », avec un témoignage de l’association Jura-Afrique 
  • 7 avril, 26 mai et 8 octobre : ateliers de la DDC pour les Fédération cantonales de coopération au développement à Berne (Théorie du changement, préparation du cadre stratégique 2026-2028 du FEDERESO) 
  • 7 mai : Table ronde : Le déminage de l’Ukraine doit-il être un acte citoyen ? en marge de CIP-Solidaire, au CIP à Tramelan 
  • 18 mai : CIP-Solidaire à Tramelan 
  • 21 août : Comundo : projection documentaire Veneno Silencioso (Poison Silencieux) à Tramelan, avec intervention de Jean-Pierre Sorg, membre de la Commission technique de la FICD 
  • 2 octobre : réunions opérationnelle et stratégique du FEDERESO à Martigny 
  • 14 octobre : Rencontre avec les responsables de la gestion du Fond de Loterie à Berne 
  • 19 novembre : Assemblée générale de la FICD, suivie d’un atelier sur la recherche de fonds, animé par Beatrice Schulter, membre de la Commission technique de la FICD 
  • 24 novembre : Visite du Conseil de Ville de Delémont à la FICD à Courtemelon 

Contributions financières

Gouvernance et fonctionnement

COmité

En 2025, le Comité s’est réuni à six reprises afin d’assurer le pilotage stratégique de la Fédération, dans un contexte marqué par des évolutions institutionnelles et financières significatives. Ses travaux ont porté sur les orientations prioritaires de l’année et sur la continuité des activités de la FICD. 

secrétariat

L’année 2025 a été marquée par d’importantes évolutions internes au sein du secrétariat. Le départ de Margaux Brahier a constitué un tournant organisationnel, nécessitant une redistribution des tâches, une réévaluation des priorités et une adaptation rapide des processus internes.

commission technique (CT)

En 2025, la Commission technique (CT) a poursuivi son rôle central dans l’analyse et l’accompagnement des projets, en se réunissant à deux reprises au cours de l’année. Son dispositif a été consolidé par l’introduction de nouvelles règles et outils destinés à renforcer la qualité de l’expertise fournie aux organisations-membres. 

commission d’information (CI)

En 2025, la Commission d’information s’est réunie à quatre reprises afin d’assurer la cohérence, la qualité et la continuité des actions de communication de la Fédération. Dans un contexte marqué par la transition numérique et la nécessité d’adapter les outils de visibilité, la CI a joué un rôle essentiel de coordination et d’orientation stratégique. 

commission de recours

En 2025, la Commission de recours a été renforcée par la nomination de Suzanne Maître‑Schindelholz, députée au Parlement jurassien et personnalité reconnue dans les milieux associatifs. Sans lien avec une organisation‑membre, elle présente toutes les garanties d’indépendance et d’impartialité nécessaires à cette fonction. 

organisations membres (OM) et membres-soutiens

L’année 2025 a été marquée par une évolution significative du réseau des Organisations‑membres. Les Assemblées générales de mars et de novembre ont entériné plusieurs mouvements d’adhésion et de démission, reflétant à la fois les dynamiques internes du tissu associatif interjurassien et les réalités propres à chaque organisation. 

La mission de la FICD s’inscrit pleinement dans l’Agenda 2030 et ses 17 Objectifs de développement durable (ODD). Dans la continuité des années précédentes, la Fédération a poursuivi en 2025 l’intégration systématique de ces ODD dans l’ensemble de ses actions. En tant que pôle de compétences en coopération internationale, elle soutient les projets de ses Organisations-membres et contribue à l’atteinte des ODD en créant des ponts entre les collectivités publiques — Confédération, cantons et communes — et ses OM, ainsi que leurs partenaires de terrain, en collaboration avec les autres fédérations cantonales de coopération au développement. 

Première année du programme stratégique 2025–2028, 2025 a marqué tant la poursuite des efforts engagés que la mise en œuvre renouvelée des quatre axes stratégiques du programme. Le présent rapport en expose les principaux résultats, en cohérence avec les engagements institutionnels de la FICD. 

Comme présenté lors de l’Assemblée générale d’automne 2024, la spécificité de ce nouveau programme réside dans son élaboration commune, par les sept fédérations cantonales de coopération au développement, dans le cadre d’une demande de contribution conjointe à la DDC. Cette stratégie unifiée répond à un contexte international marqué par l’urgence climatique, l’augmentation des migrations, la multiplication des conflits et l’accroissement des inégalités. 

À ces défis s’ajoutent des mesures d’économie affectant fortement la coopération au développement, notamment en lien avec la guerre en Ukraine et l’augmentation des budgets de défense. Ce contexte renforce la nécessité d’une action coordonnée et d’un usage optimal des ressources entre les fédérations. 

Le travail de la commission technique

Denis Cattin, président de la Commission technique

L’examen des dossiers qui nous ont été soumis cette année ont permis de confirmer, jusqu’à ce jour, la pertinence de ces nouveaux critères et formulaires qui, comme cela a déjà été mentionné, assurent une plus grande cohérence avec les évolutions en cours dans la coopération internationale ainsi qu’une vision plus précise des enjeux et des résultats d’un projet. 

Comme chaque année, en plus de ces deux sessions d’examen, plusieurs rapports finaux ont été examinés et validés et des séances bilatérales ont été tenues avec certaines Organisations requérantes, soit pour procéder à une clarification, soit pour mener une réflexion de fond qui, parfois, peut mener à un recentrage de leur projet sur des objectifs mieux définis. 

L’examen de ces projets et leur évolution apportent également d’autres éléments utiles à notre réflexion sur l’évolution de la coopération internationale et sur nos pratiques.  

Voici trois exemples vécus cette année :

  • Dans son rapport final, une Organisation-membre a reconnu en toute transparence s’être trouvée dans l’impossibilité d’atteindre l’entier des objectifs du projet dans les délais prévus. Les raisons sont liées à divers facteurs comme : des transactions financières devenues de plus en plus difficiles à l’international ; la conjoncture économique et politique de plus en plus délétère dans le pays concerné (inflation galopante, insécurité etc.) ; mais également des changements de personnel au sein de l’organisation partenaire au Sud. 
  • Le dossier de demande d’une autre Organisation requérante est resté en suspens en raison du manque de financement de la part d’une organisation partenaire du Nord qui a dû réduire sa part de cofinancement pour le projet, projet par ailleurs reconnu comme étant très pertinent et qui n’est donc pas remis en question sur le fond. 
  • Un projet qui avait été validé par la Commission sur le plan technique n’a finalement pas été financé sur décision de l’Organisation requérante et après examen de divers scénarios. Les raisons en étaient, d’une part, une sous-estimation des fonds propres que l’Organisation requérante devait fournir pour le projet et, d’autre part, un manque évident de vision commune au sein de son comité. Ces deux raisons avaient été pertinemment mises en exergue par la FICD, suite à de nombreux échanges avec l’Organisation requérante.

Ces trois cas de figure suffisent déjà à nous démontrer les fragilités contextuelles et organisationnelles auxquelles nous devons être attentifs et qui, au plan international, sont de plus en plus nombreuses. 

En collaboration avec le Secrétariat, nous nous efforçons de trouver des réponses appropriées en concertation avec tous les acteurs concernés au Nord et au Sud. 

Concernant la composition de notre Commission technique, celle-ci regroupe 10 personnes, spécialisées chacune dans un ou plusieurs domaines de la coopération internationale. 

Aucun changement n’a donc eu lieu cette année concernant ses membres dont je tiens à remercier, une fois encore, la qualité du travail, l’esprit d’ouverture et d’écoute, ainsi que la convivialité qui règne lors de nos séances. 


Les nouveaux projets 2025 en chiffres

6

nouveaux
projets soutenus

9 000

bénéficiaires
(dont 4 000 femmes)
dans 4 pays du Sud global
sur 2 continents

10

ODD concernés couvrant
10 domaines d’activité

Présentation des projets 2025

Pour rappel, deux échéances récurrentes sont prévues chaque année pour le dépôt des demandes de financement : le 20 avril et le 20 octobre. À l’issue de l’examen des dossiers, la Commission technique formule un préavis destiné au Comité de la FICD, qui se prononce sur l’octroi du financement. Une fois le projet validé, un contrat est établi entre l’Organisation-membre responsable du projet et la FICD, précisant les modalités du soutien financier.

En 2025, la Commission technique a examiné six demandes de financement, toutes préavisées positivement et approuvées par le Comité. Elle a également analysé et validé sept rapports opérationnels et financiers finaux.

Deux projets ont été financés hors procédure :

  • Le premier concernait la seconde phase d’un projet initié en 2023, après une première étape consacrée à l’élaboration d’un business plan.
  • Le second portait sur la dernière phase d’un programme triennal déjà validé, dont la poursuite a été acceptée sous forme d’avenant au contrat de 2024.

Un projet prévu au Nicaragua (2023–2025) n’a pas pu être réalisé en raison de l’interdiction massive d’ONG et d’associations de tous types par l’État. Les fonds, non versés, ont été réaffectés au fonds de projets.

Enfin, un projet approuvé a été suspendu en raison du retrait d’un bailleur de l’OM, empêchant l’Organisation porteuse dudit projet de réunir les fonds propres requis. Une réflexion est en cours pour identifier les mesures à prendre.

Dans les développements qui suivent, sont présentés les projets dont les contrats de financement ont été signés en 2025.

En 2025, le FEDERESO a renforcé sa coordination interne, structuré son action stratégique, contribué activement aux réflexions nationales sur l’avenir de la coopération internationale et initié une formalisation de sa gouvernance. Ces avancées consolident son rôle en tant que plateforme de référence pour les fédérations cantonales et acteur clé de la coopération internationale en Suisse latine.

L’année 2025 a marqué une étape importante pour le FEDERESO, qui rassemble les sept fédérations cantonales de coopération internationale de Suisse latine, dont la FICD. Porté par une nouvelle période législative et par la consolidation de sa structure de coordination, le réseau a intensifié son travail commun et renforcé sa cohérence stratégique.

Sous l’impulsion de la coordinatrice, Antonella Simonetti, les secrétaires générales et le secrétaire général des fédérations ont multiplié les échanges et les séances de travail. Pas moins de 24 réunions opérationnelles ont été organisées au fil de l’année, dont plusieurs ateliers à la DDC, témoignant d’une volonté partagée d’avancer de manière concertée. Ces rencontres ont permis de faire émerger un programme stratégique commun, demandé par la DDC pour l’octroi des futures contributions de base.

En parallèle, les présidences et les secrétariats des fédérations se sont retrouvés à Martigny pour leur séance stratégique annuelle, accueillis par Valais Solidaire à l’occasion de son 25ᵉ anniversaire.

Sur le plan politique et sectoriel, le FEDERESO a pris une part active aux réflexions nationales sur l’avenir de la coopération internationale. La coordinatrice a participé à plusieurs ateliers organisés par la DDC dans le cadre de l’analyse prospective de la stratégie 2029–2032, ainsi qu’à un événement d’apprentissage consacré à l’innovation.

Les travaux thématiques se sont également poursuivis autour de la base de données commune, qui regroupe l’ensemble des projets cofinancés entre 2021 et 2024. Cet outil, développé à l’initiative du FEDERESO, constitue désormais un socle essentiel pour le reporting et l’élaboration du futur système d’information du programme stratégique 2026–2028.

Enfin, 2025 a été une année charnière pour la gouvernance du réseau. Les fédérations ont exprimé leur volonté de formaliser leur collaboration par une convention de partenariat, afin de gagner en clarté et en efficacité. Une première proposition a été discutée lors de la rencontre annuelle, puis soumise à une expertise juridique.

Un avis de droit a été fourni et permettra de finaliser la proposition de Convention durant le premier trimestre 2026.

La FICD a contribué activement aux échanges et aux travaux communs, à l’instar des autres fédérations, renforçant ainsi la cohésion et la capacité d’action du réseau.

Le travail de la Commission d’information (CI)

Claire Jeannerat, présidente de la Commission d’information

En début d’année, le Comité de la FICD a en effet dû se résoudre à supprimer le Fonds de sensibilisation créé quelques années plus tôt et doté de 3’000 francs. Grâce à cette ligne budgétaire, la Fédération a pu, dans le passé, donner des coups de pouce à différents événements tels que le festival Monde de Couleurs à Porrentruy, les campagnes des Magasins du Monde en faveur du commerce équitable ou une table ronde d’E-Changer. Et c’est la Commission d’information qui se chargeait d’examiner et de préaviser, à l’intention du Comité, les demandes de financement soumises par les Organisations-membres de la FICD. Cette époque est donc révolue.

Malgré tout, la CI n’est pas restée inactive l’an dernier, et le chargé de projets de la FICD, Bruce Rennes, qui exécute toutes les tâches opérationnelles de communication, encore moins. Le contenu des neuf infolettres diffusées au long de l’année a occupé une bonne partie des discussions durant les quatre séances que la CI a tenues : sous quels angles aborder le thème de la coopération au développement pour intéresser sans lasser ? comment inciter les OM, prises par leurs propres activités, à faire part de leurs événements afin que la FICD puisse les répercuter sur ses canaux d’information ? Aucune de ces questions n’a trouvé de réponse définitive, mais les infolettres ont bien été publiées et dans chacune les lecteurs et lectrices ont pu trouver des articles variés relatifs à la vie de la FICD et de ses OM, des liens vers des contenus publiés ailleurs et des recommandations de livres, films, podcasts, etc.

Autre sujet de réflexion pour la CI l’an dernier : la faible participation des organisations membres de la FICD à CIP Solidaire, à Tramelan. Pour la 12e édition, en mai 2025, seules trois d’entre elles avaient fait le déplacement. Sur proposition de la CI, une enquête auprès des OM a été menée par Matthieu Spack, stagiaire à la FICD pendant quelques mois. Les résultats ont été transmis au Comité de CIP-Solidaire et à l’ensemble des organisations membres de la fédération. Ils mettent en évidence la difficulté à mobiliser des bénévoles pour des actions de sensibilisation. La réflexion se poursuit au sein de la FICD pour encourager la participation des OM dans la mesure des moyens (réduits, on l’a dit) qui sont les nôtres.

Du côté des événements, il faut retenir encore le partenariat noué entre la FICD et le festival Tramlabulle le temps d’un événement : une discussion a réuni le samedi 27 septembre deux représentants de la Mission évangélique au Tchad, membre de la FICD, avec le dessinateur Joël Alessandra et l’aventurière Élodie Arrault, cosignataires de la BD Dadji, de Dakar à Djibouti.  La grande muraille verte, parcourue par Élodie Arrault au cours d’un périple à vélo, dessinée par Joël Alessandra et bien connue de la MET, qui œuvre dans des projets agroécologiques au Tchad, était au centre de leur échange.

Pour que le panorama des moyens de communication de la FICD soit complet, il faut encore mentionner la vitrine des bureaux de la rue de l’Hôpital, à Delémont. La FICD y a exposé diverses planches pendant le festival Delémont’BD ; à d’autres périodes de l’année, l’espace a été occupé par des associations membres de la fédération.

Ainsi donc, les années passent, les moyens évoluent mais l’objectif reste inchangé : faire connaître à un public le plus large possible les activités de la FICD et de ses Organisations-membres. Mission accomplie, nous semble-t-il, en 2025 encore.

Quelques chiffres


mentions dans la presse régionale (articles et reportages)

articles/infos publiés sur le site internet (et relayés sur les réseaux sociaux)



Comme l’a relaté la présidente de la Commission d’information, en 2025, la FICD a poursuivi son mandat de sensibilisation dans un contexte marqué par la suppression du fonds dédié et également par une transition vers des outils de communication plus sobres et davantage orientés vers le numérique. Malgré ces contraintes, la fédération a maintenu un niveau d’activité soutenu, en privilégiant des actions cohérentes avec ses ressources et les besoins de ses Organisations-membres.


Infolettre

Les infolettres ont été diffusées de manière régulière. Elles ont mis en avant les missions de suivi, en cohérence avec la thématique annuelle, et ont bénéficié de contributions rédactionnelles du stagiaire, notamment pour la vulgarisation de certains contenus liés aux projets.

Site Internet

Une mise à jour des pages des OM et des projets a été réalisée grâce à la collaboration des Organisations-membres, que la FICD remercie pour leur disponibilité.

L’année a également été consacrée à une réflexion sur la création d’un catalogue de projets et à la préparation d’une refonte complète du site internet en 2026.

Carte de voeux

La carte de vœux a été entièrement convertie au format électronique, en cohérence avec l’objectif de sobriété.

Présence à CIP-Solidaire

La FICD a maintenu sa participation à CIP-Solidaire, par la tenue d’un stand, une contribution au Comité d’organisation et la réalisation d’un questionnaire de satisfaction auprès des OM (décrit par Claire Jeannerat ci-dessus). Une infographie en a synthétisé les résultats, rappelant que, malgré l’arrêt des subventions dédiées à la communication, la FICD demeure engagée dans les manifestations régionales et continue de soutenir activement ses Organisations-membres – notamment pour renforcer les synergies, la coordination et la visibilité collective.

Bilan et compte de résultat pour l’exercice clos le 31 décembre 2025
Avec indications comparatives relatives à l’exercice précédent. En francs suisses

La mise en œuvre de la nouvelle loi cantonale constituera une priorité, impliquant des ajustements organisationnels, un dialogue renforcé avec les autorités et une adaptation progressive des pratiques internes. 

Parallèlement, la négociation du contrat 2026–2030 entre le canton du Jura et la FICD représentera un enjeu majeur pour assurer un cadre de financement stable et cohérent. La validation du cadre logique de la DDC permettra, quant à elle, d’ancrer les projets dans une approche axée sur les résultats et d’en renforcer la lisibilité. 

Sur le plan de la communication, la refonte du site internet offrira une plateforme modernisée, plus accessible et mieux adaptée aux besoins des Organisations-membres et du public. Le développement de la recherche de fonds privés constituera également un axe prioritaire afin de diversifier les ressources et consolider la pérennité financière. 

Le suivi rigoureux des projets en cours restera central, garantissant un accompagnement de qualité et une mise en œuvre conforme aux engagements. 

Enfin, un engagement politique accru sera nécessaire pour défendre la coopération dans un contexte exigeant, où la sensibilisation, la mobilisation et la valorisation du rôle des organisations de solidarité internationale demeureront essentielles. 

Le comité

  • Olivier Girardin, Courtételle, président
  • Pierre Petignat, Diesse, vice-président
  • Denis Cattin, Delémont
  • Claire Jeannerat, Delémont
  • Baptiste Laville, Porrentruy

Secrétariat

  • Isabelle Boegli, Courroux – secrétaire générale
  • Bruce Rennes, Loveresse, chargé de projets
  • Margaux Brahier, Lajoux, assistante administrative (jusqu’au 31 mars)
  • Matthieux Spack, Bienne, stagiaire (septembre – décembre)

Les associations-membres

  • Actions-Puits, pour tous les peuples, Porrentruy
  • Aide Suisse à l’Enfance Haïtienne, Porrentruy
  • Amitiés Suisse-Kenya, Moutier
  • Amnesty International Groupe Jura/Jura bernois, Delémont et Fontenais
  • Ass. BEJUNE des Magasins du Monde, Porrentruy
  • Association suisse de soutien à l’Université des Montagnes au Cameroun (ASS-UDM), Delémont
  • Comundo, Reconvilier et Porrentruy
  • Congo.Ju, Saint-Brais
  • Croissance Afrique, Moutier
  • E-Changer, Delémont
  • Ecoles de l’Espoir, Porrentruy
  • Eden, Villeret
  • Espoir pour Eux, Bure
  • Fauteuils Roulants au Sud, Bassecourt
  • Fondation Aurore Happy Home, Courtedoux
  • Fondation Avenir Madagascar, Porrentruy
  • Fondation Rurale Interjurassienne, Courtemelon et Loveresse
  • Fondation SEMRAPLUS, Porrentruy
  • Gbonele – Un toit pour toi, Tramelan
  • Groupe Nicaragua, Delémont
  • Interagir Jura, Delémont
  • Jura-Afrique, Delémont
  • La Goutte d’eau, Tramelan
  • Mission évangélique au Tchad, Moutier
  • Nouvelle Planète, Porrentruy
  • Rigzen-Zanskar, Porrentruy
  • Section Interjurassienne du mouvement E-CHANGER, Delémont
  • Sinzénou Djanfouè, Courtételle
  • Solidarité Moutier-Rwanda, Moutier
  • Swiss Academy for Development, Bienne

Les communes-membres

  • Commune d’Alle
  • Commune de Basse-Allaine
  • Commune des Breuleux
  • Commune de Cornol
  • Commune de Courrendlin
  • Commune de Courtedoux
  • Commune de Courtételle
  • Commune de Delémont
  • Commune de Fontenais
  • Commune de Lajoux
  • Municipalité de Moutier
  • Commune du Noirmont
  • Municipalité de Porrentruy
  • Commune de Tramelan

La commission technique

  • Denis Cattin, Delémont, président
  • Philippe Besson, Bienne
  • Bernard Cloutier, Delémont
  • Philippe Dutoit, Tavannes
  • Marlyse Fleury, Mervelier
  • Reto Gmünder, Bienne
  • Béatrice Schulter, Vicques
  • Jean-Pierre Sorg, Delémont
  • Pascal Tarchini, Delémont
  • Sonia Veloza, Delémont

La commission d’information

  • Claire Jeannerat Wade, Delémont, présidente
  • Eugénie Bron, Rebeuvelier
  • Michael Kofi Agegee, Tramelan
  • Jean-Pierre Ndianyama, Delémont
  • Bruce Rennes, Loveresse

La commission de recours

  • Pierre Broglin, Courroux
  • Jean-Baptiste Beuret, Charmey
  • Suzanne Maître, Delémont