Pierre Petignat, Président de la Fondation avenir Madagascar – www.avenir-madagascar.ch
Dans le cadre de la Fondation Avenir Madagascar (FAM), nous oeuvrons depuis une douzaine d’années à Antsirabe, au centre de l’île. Le premier projet, initié par José Ribeaud, journaliste, concernait une radio locale qu’il s’agissait de remettre sur pied et pour laquelle il fallait former des journalistes.
Jamais, aucun document de partenariat n’a été signé entre José Ribeaud et Radio Haja, et pourtant, depuis 1998, une collaboration étroite s’est mise en place entre le journaliste suisse et la radio d’abord, puis entre la FAM, formellement créée en 2003, et Radio Haja. Dès lors, peut-on vraiment parler de partenariat ?

Pour la FAM, il est évident que nos rapports avec ce projet précis relèvent du partenariat, même s’il n’a pas été formalisé par des accords entre nos organisations. Un partenariat de fait s’est développé sur la relation de confiance qui s’est établie entre les protagonistes, sur les actes que les uns et les autres ont posés, année après année. Ainsi, des deux côtés, nous nous sommes engagés à travailler ensemble, en toute transparence, pour le développement et la pérennité du projet.
Le partenariat s’est matérialisé rapidement par des faits concrets : demandes de matériel d’enregistrement et de diffusion, production de grille de programme, etc. Il est intéressant de relever que dans le partenariat, en principe, l’idée d’échange est présente, c’est du « donnant-donnant », prestation et contre-prestation. Dans les situations d’aide et de développement, il ne s’agit pas d’échanges réciproques pour qu’un partenariat réel existe, mais plutôt une prestation fournie à des tiers en contrepartie d’une aide précise. Cette situation asymétrique et particulière nécessite que régulièrement on se pose la question du « pourquoi » de notre aide, du « pourquoi » de ce partenariat. Et la réponse n’est pas toujours évidente.