L’Assemblée générale ordinaire d’automne de la Fédération interjurassienne de coopération et de développement s’est déroulée le mercredi 19 novembre 2025. A la suite des points statutaires habituels, l’AG s’est poursuivie par un atelier consacré à la recherche de fonds, animé par Béatrice Schulter, membre de la Commission technique de la FICD.

La méthode de l’animatrice de la soirée est particulièrement originale : elle propose de travailler sans table et invite les participantes et les participants à former un cercle avec leurs chaises.
La première partie a été consacrée à l’apport de plusieurs notions théoriques dont la visée était d’apprendre à identifier correctement le » produit à vendre » – le projet d’une ONG -, de mieux connaître les donateurs et donatrices ciblé·e·s et de déterminer la meilleure méthode pour lier les deux premiers éléments.
Avec malice, l’intervenante pose quelques questions pièges, dont : « Pourquoi souhaitez-vous de l’argent ? » L’un des participants évoque le besoin d’acheter un véhicule tout-terrain neuf plutôt que de réparer indéfiniment d’anciens véhicules qui tombent toujours en panne. En réponse, Béatrice Schulter explique que le « case for support » – les arguments clés qui expliquent pourquoi le donateur doit soutenir le projet – n’est pas suffisant. L’intervenante relève l’importance d’expliquer la finalité du projet, et surtout, en quoi ce véhicule sera déterminant pour assurer la réussite du projet, en quoi la contribution du bailleur va avoir une influence positive sur le projet. Elle explique qu’il est important d’exposer également en quoi notre organisation est l’ONG adéquate pour résoudre le problème sur le terrain. Bien évidemment, « la rédaction des arguments est un travail qui prend habituellement plusieurs jours et non quelques minutes comme dans le cadre de l’atelier », souligne l’animatrice.

Après une phase de travail en petits groupes, Béatrice Schulter invite des porte-paroles de chacun d’entre eux à se placer devant l’assistance. La soirée s’oriente vers une “conversation café”. Chronomètre en main, l’animatrice laisse à chacune une minute pour s’exprimer. Attention, la prise de parole ne peut s’effectuer que si l’on possède la petite étoile qui autorise à parler. La discussion devient rythmée et les représentantes et représentants de chaque groupe reviennent sur les sujets abordés. Les thématiques et les interrogations sont variées : on aborde le sujet des donateurs anonymes ou des legs, la manière de valoriser le travail des bénévoles ou encore la difficulté à contacter les fondations privées pour obtenir des fonds ou alors se faire expliquer un refus. Les convives s’intéressent également à la difficulté de rédiger l’argumentaire qui s’apparente « à la rédaction d’un véritable CV ou d’une lettre de motivation lorsqu’on recherche un travail. »
En conclusion de la soirée, Béatrice Schulter propose un dernier exercice : partant du constat que « dans la vie, dans tout ce que nous pouvons entreprendre, nous pouvons influencer 15 % de ce qui se passe »,hacune et chacun est invité·e à écrire très concrètement, sur un post-it, sa prochaine action dans le cadre d’une recherche de fonds.

Le bilan de cette soirée post-AG est positif. Durant près d’une heure et demie, la trentaine de participants et de participants s’est montrée attentive et concentrée et tout le monde a magnifiquement joué le jeu. En témoignent les nombreux post-il recouvrant le tableau destiné à recueillir les prochaines initiatives de recherches de fonds envisagées.
