À la fin de l’année 2025, trois projets ont été soumis à la Commission technique de la FICD. Ils ont été examinés et préavisés positivement par celle-ci, avant d’être ensuite validés par le comité de la fédération, à qui appartient la décision finale de leur financement. Ces projets, basés respectivement au Bénin, en Inde et au Brésil, illustrent la diversité des territoires et des activités menées par nos organisations-membres : pratique agricole, amélioration des infrastructures ou reconnaissance de communautés locales.
Dans le Nord du Bénin, le nouveau projet de Jura-Afrique, TCHEHENAMA (« Changement » en langue nationale Naténi), vise à améliorer la résilience et les conditions de vie des communautés rurales de l’Atacora Ouest. Implanté dans deux communes, Natitingou et Tanguiéta, le projet se base sur une approche innovante à travers le Plan Intégré Paysan (PIP) afin de renforcer les capacités de planification et de gestion durables des exploitations agricoles ; développer les activités génératrices de revenus avec les femmes à travers l’accompagnement de 10 groupements féminins ; et assurer l’éducation nutritionnelle des femmes et la formation professionnelle des jeunes.
Prévu sur une durée de trois ans (2026-2028), TCHEHENAMA compte toucher 300 familles paysannes, 100 femmes, 10 écoles et 400 jeunes.
ONG active depuis 1998 au Zanskar, en Inde, l’association Rigzen-Zanskar mène un projet d’optimisation des infrastructures de l’école Marpaling, qui accueille environ 200 enfants, de la maternelle à la 8e année. Le projet vise à doter l’école de nouveaux laboratoires de sciences et d’une nouvelle bibliothèque / salle d’informatique, afin que Marpaling soit en conformité avec les exigences du Département central de l’Education et celles de l’accréditation CBSE Board, qui permet aux élèves de poursuivre leurs études supérieures dans l’ensemble de l’Inde. Cela implique la construction d’un deuxième étage à un bâtiment nouvellement construit qui abrite un dispensaire pour la médecine traditionnelle.
De l’autre côté du globe, en Amazonie brésilienne, l’organisation E-Changer défend les droits humains en menant un projet qui vise au renforcement des capacités de gouvernance et de plaidoyer des communautés Yanomami de l’État d’Amazonas. L’objectif de ce projet estde donner à ces communautés les moyens nécessaires pour défendre efficacement leurs droits et améliorer leur accès aux services de santé et d’éducation. Déployé dans 26 xapono (ce sont des structures communautaires), le projet concerne environ 5 000 personnes. L’école y est reconnue comme un espace stratégique de transmission des savoirs et de dialogue interculturel. Le projet valorise également la participation des femmes, dont la présence croissante dans les formations et les instances locales renforce leur reconnaissance et leur rôle dans la gouvernance éducative et communautaire. Très concrètement, le projet contribue à la défense du droit à une éducation scolaire spécifique, bilingue et différenciée, à travers la formation et l’accompagnement des enseignant·e·s Yanomami.
