Par Isabelle Boegli, Secrétaire générale, FICD – www.ficd.ch.
La Fête de la Solidarité n’est pas qu’un événement festif. C’est bien plus que cela. Il s’agit d’un projet d’établissement qui occupe toute une école durant plusieurs mois. C’est un processus qui a pour objectif de sensibiliser les élèves aux problématiques liées aux interrelations mondiales et aux moyens de combattre les inégalités, de leur présenter les acteurs engagés dans la coopération, leur travail, leurs projets, … mais aussi de leur faire découvrir la responsabilité et le pouvoir qui sont les leurs, en tant que citoyens du monde.’est sur la proposition des professeurs de science des religions, de droit et de biologie qu’une conférence sur le thème de l’excision a réuni 26 étudiant-e-s du collège Saint-Charles, de 18 à 22 ans.
Durant ce processus, il aura été souvent question de projets de développement. Mais qu’est-ce qu’un projet ? Comment le monter ? Comment juger de sa pertinence, de son efficacité, de son efficience ou de sa pérennité ? Qu’est-ce qu’un bon projet ?
Pour la première fois dans l’histoire des Fêtes de la Solidarité, les lycéens du collège Saint-Charles ont eu une initiation aux notions de projet et de gestion de projets. Après une partie théorique, ils ont eu à évaluer trois projets soumis par les associations de la FICD dans le cadre du « concours du meilleur projet ».

Trente-cinq étudiants, répartis en six groupes, ont remarquablement joué le jeu. Sur la base d’une grille d’évaluation pondérée, ils ont évalué les projets et les ont classés par ordre de préférence. Ils ont choisi le projet de Croissance Afrique, « Formation professionnelle via l’apprentissage de la gestion d’une plantation de bananiers ». Les étudiants ont apprécié en particulier le thème de l’alimentation, de la formation et la durabilité du projet. Ce projet, dont le coût total est de CHF 12’291, recevra CHF 5’000.
Si ces jeunes gens ont développé leur esprit critique, s’ils voient maintenant le développement comme un acte de solidarité basé sur un partenariat, et, pourquoi pas, s’ils ont envie de s’engager, cet exercice aura atteint son but et le monde aura fait un pas vers plus de solidarité et d’équité.