Roland Sidler et Marisol Hofmann, jumelage Biel/Bienne-San Marcos – www.bielbienne-sanmarcos.ch
Deux tiers de la population du Nicaragua ne connaissent désormais la révolution de 1979 que par ouï-dire. Ils constatent néanmoins les résultats et les avantages qui en découlent, comme l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Ce Traité de commerce des Peuples, qui favorise le secteur public et une logique de coopération, a notamment pour conséquence de freiner l’émigration économique vers les pays du Nord.
ALBA représente ainsi une alternative au système néolibéral et permet à de nombreux pays de se libérer quelque peu du joug de la puissance états-unienne avec qui se produisaient jusqu’alors la plupart des échanges commerciaux.

L’association de jumelage Bienne-San Marcos est plus jeune que la révolution sandiniste de 1979. Elle a laissé par son engagement des marques à San Marcos : une bibliothèque publique fréquentée par toutes les couches de la population, un centre de loisirs, l’installation de l’eau courante dans presque toute la zone etc.
Il en est autrement des traces laissées à Bienne par San Marcos. Un déséquilibre est constaté et ce, pas seulement au niveau financier. L’association cherche cependant à équilibrer le rapport entre les deux villes et, de manière plus générale, entre le Nord et le Sud en favorisant les échanges et un apprentissage mutuel. Ceci constitue un défi central pour l’avenir.
Dans cette optique, un projet est mené conjointement avec le syndicat UNIA et le syndicat nicaraguayen pour les travailleurs des champs ATC. Cet hiver, des jeunes travailleurs des deux syndicats œuvreront ensemble à la rénovation d’une école en zone rurale à San Marcos.