Par Hans Müller, Gérant de l’association de Jumelage Biel/Bienne – San Marcos – www.bielbienne-sanmarcos.ch.
À San Marcos le Grupo de Cooperación, mis en place l’an dernier, encore un peu instable et peu ancré, continue de s’organiser. Il représente, cela dit, un signe positif vers l’avenir. Au niveau national, des changements sont en cours : de nouvelles politiques sont mises en place apportant des améliorations perceptibles, notamment dans les secteurs de l’infrastructure, de l’éducation et du système de santé.
Simultanément, on constate une certaine omniprésence du pouvoir politique et un plus grand contrôle des nombreuses ONG actives au Nicaragua. Cela concerne aussi notre jumelage. Les organisations de soutien et les échanges peu à peu mis en place par les mouvements de solidarité suite à la chute de la dictature de Somoza en 1979, sont aujourd’hui revus par le gouvernement national. Des programmes de développement sont en partie repris par l’État central. Cette nouvelle donne peut paraître irritante pour les organisations, y compris notre jumelage. Nous sommes cependant persuadés que, dans le fond, cette évolution est en soi très positive.

Solidarité féminine: Mathilde Hofer, vice-présidente, Charlotte Krebs, responsable des finances, Julinda Tellez, mairesse de San Marcos et Violeta Machado, directrice de l’ONG APRODIM, à l’occasion de la rencontre des jumelage Bienne-San Marcos et Jena-San Marcos.
Elle nous oblige à revoir notre définition de la solidarité ainsi que notre manière de fonctionner. Une première occasion nous en a été donnée, lors de la rencontre des jumelages européens qui s’est tenue fin juin à Jena, et à laquelle une délégation de San Marcos a participé. Nous reviendrons sur ces questions de fond de manière plus assidue lors de notre retraite prévue cet automne.