L’Afrique subsaharienne suscite de plus en plus l’intérêt des investisseurs

Par Pascal Tarchini, directeur des programmes de Jura-Afrique

Les pays occidentaux traversent une période tumultueuse. Cela pousse les investisseurs à rechercher de nouveaux marchés prometteurs et plus stables. Bien qu’indirectement touchées par l’instabilité économique actuelle des pays riches, certaines nations africaines au Sud du Sahara laissent entrevoir des perspectives de croissance intéressantes.

Avec des projections d’accroissement du PIB au-dessus de 5%, l’Afrique subsaharienne
fera nettement mieux que ses homologues occidentaux voire que certains pays asiatiques.
Aujourd’hui, les investissements directs vers l’Afrique subsaharienne ne représentent qu’un cinquantième des investissements directs mondiaux.

Cependant ce ratio devra inévitablement s’améliorer pour que la région puisse offrir une
croissance durable et élevée pour permettre à la population ces pays de sortir de la pauvreté. A moyen terme celle-ci représentera plusieurs millions de consommateurs potentiels.

Le modèle du Ghana

Toutefois, investir directement au Sud du Sahara reste risqué étant donné l’instabilité politique de certaines régions, l’accès limité aux marchés financiers et le degré élevé de corruption. Pourtant, certains petits pays, à l’image du Ghana, présentent un profil enviable et devraient servir de modèles. Le Ghana, l’une des économies les plus prospères d’Afrique, a vu croître son PIB à un taux moyen de 5,8% par année entre 2000 et 2010 (FMI).

Un environnement politique stable depuis un certain nombre d’années, des institutions publiques robustes ainsi que la découverte de ressources naturelles ont permis à ce petit pays d’amorcer un décollage certain.


L’Afrique subsaharienne fera nettement mieux que ses homologues occidentaux.

Bien que le marché financier ghanéen n’en soit qu’à ses balbutiements, de nombreux investisseurs sont en train d’analyser sérieusement cette alternative. L’investissement direct provenant de l’étranger a toujours été l’un des « acteurs » de la croissance dans l’histoire économique.

Il en sera de même en Afrique, pour autant que la bonne gouvernance fasse aussi partie du décor.