« La femme africaine moderne cuisine au four solaire ! »

Par Christian Simonin, secrétaire exécutif de la MET

Un titre qui pourrait bien se transformer en slogan, avec l’objectif d’inciter toujours plus de tchadiennes à utiliser le four solaire. Durant les 15 premiers mois du projet PROMOSOL, co-financé par UNITE/DDC, Andreas Zurbrügg a initié plus de 20 menuisiers à la construction de fours solaires.

Plus de 320 fours ont été construits. Pendant ce temps, son épouse Irène a formé 50 animatrices qui ont à leur tour formé plus de 1500 femmes dans les quartiers de la capitale N’Djaména.

Afin de lutter contre la désertification, le gouvernement tchadien interdit la fabrication du charbon. Le prix du bois a donc très fortement augmenté. Grâce à l’utilisation du four solaire, une famille tchadienne économise actuellement un dixième de son salaire. Nous pensions que c’était l’argument parfait pour faire la promotion du four solaire.

C’était sans compter sur le fait que cuisiner au four solaire permet à la femme de gagner beaucoup de temps. Il lui suffit de préparer les aliments le matin, de les mettre dans le four solaire et de les laisser cuire sans s’en occuper. A son retour à la maison, après l’école ou le travail, elle trouve les aliments cuits et prêts à être consommés. « La femme moderne cuisine au four solaire » parce que cela lui permet de dégager du temps pour d’autres activités ! Un argument de poids dans une société en pleine mutation.

Quatre nouvelles antennes PROMOSOL devraient voir le jour en 2013. Au Sud du Tchad, un projet de séchoirs solaires est en développement pour valoriser les grandes quantités de mangues récoltées chaque année dans cette région.