« Haïti ? J’y pense très très souvent ! »

Entretien avec Paul Senn, Président Aide Suisse à l’Enfance Haïtienne – www.jurhaiti.ch

À l’origine, l’association bruntrutaine venait en aide à des familles vivant en province, en dehors des principaux centres urbains de l’île. Très vite, elle s’est centrée à Port-au Prince, la capitale du pays. Depuis 1996, 300 enfants sont scolarisés et soignés grâce à l’école fondée par l’association : La Maison de l’Espérance. Paul Senn, ingénieur agronome et Président de l’association, répond à nos questions sur le temps qu’il consacre à cette activité bénévole.

Quelle est la fréquence des contacts entre votre association et Haïti ?

Les relations entre l’association Aide suisse à l’enfance haïtienne et nos correspondants locaux sont régulières. La fréquence des contacts dépend fortement des besoins mais, d’une manière générale, des échanges ont lieu mensuellement. Nous entrons en contact par l’application WhatsApp ou, plus classiquement, par courriel.

Combien de temps consacrez-vous à l’association lorsque vous êtes en Suisse ?

Le temps consacré bénévolement à Aide suisse à l’enfance haïtienne varie entre 25% et 30% en moyenne sur une année, ce qui équivaut à environ deux mois de travail à temps complet. Cet engagement peut se manifester de quelque fois par semaine à plusieurs fois par jour. En réalité, j’y pense très très souvent.

Combien de voyages avez-vous effectués à Haïti pour suivre le projet ?

Je passe en moyenne un mois par année en Haïti, réparti sur janvier et février. En 2017, mon voyage a été plus long. Il a duré six semaines. Il s’agissait de préparer les festivités du 30e anniversaire d’Aide suisse à l’enfance haïtienne à Port-au-Prince, ainsi que l’inauguration de la nouvelle école de La Maison de l’Espérance. Auparavant, en 2014, j’ai effectué trois séjours, totalisant ainsi trois mois de présence sur place. C’était le temps nécessaire pour terminer certains projets de construction de notre nouvelle école.

Est-il facile de libérer du temps pour l’association lorsqu’on a une activité professionnelle ?

Non, ce n’est pas facile, mais une bonne gestion du temps, une organisation stricte avec moi-même et aussi une flexibilité bien développée permettent de mieux concilier mes activités. Il me paraît aussi important, parfois, de savoir dire non pour se concentrer davantage sur certains objectifs et relativiser les choses.

Les enfants de la Maison de l’Espérance. ©Emmanuel Baptiste

Au programme du 30e anniversaire d’Aide suisse à l’enfance haïtienne

Salle polyvalente à Glovelier Samedi 30 septembre 2017 à 18 h

  • Repas de soutien
  • Animations : Wanga Negss (conteuse haïtienne), Thérèse et Magali (chants et guitare), Jérôme Mouttet (imitateur-humo- riste), Zumba (démonstration), DJ Recarey (toute la soirée)
  • Inscription (hors boisson) : Adultes : 70.- / pers. / Enfants de 14 à 18 ans : 25.- / pers. / Enfants jusqu’à 13 ans : gratuit,
  • Informations : asehaiti@gmail.com

MEMBRE FICD. Aide Suisse à l’Enfance Haïtienne a été fondée le 31 janvier 1987. Son siège social est à Porrentruy. Cette association d’utilité publique soutient l’enfance haïtienne, à Port-au-Prince, à travers des parrainages de familles, le financement de l’écolage, l’éducation sanitaire, les soins médicaux. Elle a pour but d’aider les enfants nécessiteux et leurs familles ; elle favorise l’entretien et la scolarité de ces enfants.