Editorial

Par Dominique Henry, Formateur d’adultes dipl. CEFA. Membre de la Commission technique de la FICD – www.ficd.ch

« Aujourd’hui, toute ma force vient de l’alphabétisation». Ce cri du cœur lancé par un éleveur béninois (cf. article Jura-Afrique) résume bien l’importance cruciale de l’éducation comme facteur essentiel de développement.

Différents rapports de l’UNICEF ou de la Banque Mondiale soulignent l’incidence de l’éducation (et plus particulièrement celle des femmes ou des jeunes filles) sur des enjeux majeurs, tels que la réduction de la pauvreté, grâce à une augmentation de la productivité et du revenu, l’amélioration de la santé, qui découle d’une bonne compréhension du bien-fondé de programmes de vaccination ou de dépistage du VIH/Sida. Dans sa finalité, il apparaît manifeste que l’éducation est donc vectrice d’un meilleur respect des droits humains dans le sens le plus large du terme.

À cet égard, l’alphabétisation constitue l’évidence liminaire pour garantir une éducation de base et, par la suite, permettre l’accès à des études d’un niveau secondaire ou supérieur, ainsi qu’à des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.

Il est réjouissant de constater que la quasi-totalité des organisations membres de la FICD conduisent des projets en lien avec l’alphabétisation, l’éducation ou la formation des adultes. Que ce soit au travers de campagnes d’alphabétisation (voir les contributions qui relatent des projets au Burkina Faso, au Cameroun et au Nicaragua) ou du développement de compétences professionnelles en Arménie, les témoignages que vous découvrirez dans les pages qui suivent confirment l’importance du volet « éducation » dans les activités menées dans les pays en voie de développement.

Du côté de la Commission technique de la FICD, qui examine les demandes de financement des associations, l’exigence de disposer d’un partenaire local pour assurer la mise en œuvre du projet doit être comprise comme la possibilité d’offrir à ce partenaire une opportunité de développer ses propres compétences en gestion de projet et, partant, d’accroître son autonomie et de réduire ainsi sa dépendance envers les pays ou organes donateurs.