Edito : garder l’espoir

Les nouvelles ne sont pas bonnes sur le front de la coopération au développement : menaces (avérées) de coupes, limitations budgétaires sur le financement de projets situés dans certaines zones géographiques ou guerres qui engouffrent des millions, initialement affectés à la solidarité internationale. Et pourtant…

Et pourtant l’espoir est de mise et il se reflète dans l’infolettre que vous vous apprêtez à parcourir. Le message est clair : gardons espoir. À l’image de Sanda et Simone de l’association EDEN, récemment admise à la FICD, qui, malgré les difficultés, gardent foi en leur rêve de ferme autosuffisante au Bénin, pour le plus grand bénéfice des populations rurales de leur région d’intervention.

Gardons espoir, grâce à l’optimisme et à la résilience des Penan, un peuple de la forêt de Bornéo, valorisé dans le film « Sauvages », de Claude Barras, présenté ci-dessous par Claire Jeannerat, présidente de notre Commission d’information. Son réalisateur a été guidé par Baptiste Laville, fin connaisseur de la culture penan et, par ailleurs, membre du comité de la FICD.

Gardons espoir, en contemplant le sourire de ces dix comédiennes camerounaises qui bénéficient d’un projet, porté par l’association gotadeagua, qui libère la parole des femmes dans le cadre du théâtre forum.

Ou encore, gardons espoir en nous remémorant le pique-nique réseautage organisé par la FICD. Un moment convivial, au cours duquel les membres de la fédération se sont découverts de nombreuses accointances, favorables aux synergies et utiles à leurs projets respectifs.

Les mauvaises nouvelles tendent à abîmer notre moral. Pourtant, j’ai imaginé ces quelques lignes sur le chemin du retour à la maison. Mon esprit éclairé d’une magnifique pleine lune et mon chemin tracé par la lampe avant de mon vélo. Dans le calme de la nuit, j’ai tout d’abord eu une pensée pour Isabelle et Margaux, mes deux collègues, puis pour l’ensemble des actrices et des acteurs qui œuvrent à construire un monde plus juste et plus solidaire, bénévolement ou non.

Aussi, je formule le vœu que le contenu de cette lettre d’information participera à ce que chacune et chacun d’entre vous continue de croire en ses missions et en ses actions. Chères lectrices, chers lecteurs, gardez l’espoir car, grâce à notre engagement inébranlable, nous parviendrons à dépasser les menaces qui pèsent sur la coopération au développement en nous créant nos propres opportunités au service de la solidarité.


Bruce Rennes ● Chargé de projets FICD