Gabriel Nusbaumer, Président de la FICD – www.ficd.ch
Le paysage de la coopération internationale se modifie. L’émergence de pays comme le Brésil, la Chine, l’Inde, le Mexique et l’Afrique du Sud change la donne. D’une coopération Nord-Sud, avec en point de mire les transferts technologiques des pays industrialisés vers les pays pauvres, nous passons à des coopérations Sud-Sud au niveau des États. Ces derniers coopèrent pour aider leurs voisins du Sud moins bien lotis.

Voilà pour les sociétés ! Qu’en est-il des individus ? À la fin du XXe siècle, les milieux de l’aide humanitaire et de la coopération, en Suisse du moins, avaient des habitudes de pensée qui orientaient l’action du Nord vers le Sud quasi exclusivement. Certains craignaient même que faire venir des partenaires du Sud au Nord, pour les former à nos techniques et pratiques et leur divulguer notre savoir, soit contre-productif. Ils ne retourneraient pas dans leurs pays une fois leur formation acquise.
C’est alors que l’idée d’utiliser les compétences de professionnels du Sud pour soutenir le développement des populations du Sud apparaît. C’est mieux que d’en rester exclusivement aux compétences des spécialistes du Nord.
Puis apparaît ce que l’on appelle dans le jargon une « coopér-actrice ou un coopér-acteur ». Des techniciens du Sud arrivent au Nord pour faire valoir leurs compétences dans les programmes de développement concoctés par les spécialistes du Nord. La FICD vient d’en faire l’expérience avec Barthélemy Sam. Elle est relatée dans le présent bulletin.
Heureuse évolution que cet échange de savoirs et de pratiques !
À l’approche des fêtes de fin d’année, au nom de la FICD je vous souhaite, chères lectrices, chers lecteurs, mes vœux de santé, de réussite dans vos entreprises et de joie dans vos vies. Que l’année 2015 soit une année de réflexion et d’action sur les enjeux nouveaux de la coopération et du développement