Bientôt du chocolat camerounais ?

Grâce à la Fondation Rurale Interjurassienne, Thomas Georges Mbasssi un jeune camerounais de 19 ans a effectué un stage de deux mois à la chocolaterie KKO3 à Porrentruy. Il a acquis des compétences, qui lui permettront, avec les agriculteurs camerounais de sa coopérative à Obala, de chercher à transformer au mieux leur formidable matière première : le cacao.

Le jeune homme va ouvrir une chocolaterie à Obala et transforme déjà les fèves locales en délicieuses plaques de chocolats. Il innove actuellement en prépare une plaque chocolat spéciale à Porrentruy, avec des matières de sa région.

Le stage de Thomas Georges Mbasssi s’insère dans les échanges entre les agriculteurs de la Fondation Rurale Interjurassienne et le Réseau de formation à l’entreprenariat agricole Suisse-Afrique.

THOMAS Mbassi témoigne : « Mon métier de chocolatier a débuté après l’obtention de mon Brevet d’études du premier cycle ( BEPC) à l’âge de 13 ans ou j’ai eu l’idée de mettre sur pied une exploitation cacaoyère et transformer les fèves de cacao en chocolat ( Bean to bar ).

Dès l’âge de 14 ans j’ai créé mon exploitation de 2 hectares et je me suis rendu en ville à l’Institut agricole d’Obala (IAO) afin de poursuivre mes études dans le domaine de l’agroalimentaire afin de pouvoir réaliser mon rêve. À l’âge de 15 ans, je deviens gérant de l’atelier de transformation des produits agro-pastoraux de l’IAO sous la supervision de mon professeur M. Mbouma. Puis je fais connaissance de ma camarade de classe ROSE avec qui je me met ensemble pour l’évolution de ce projet. C’est de là que nous débutons la transformation des fèves de cacao en chocolat que nous avons baptisé » » ROSA CHOCO «  » »avec la tout petite conche de 5L qui appartenait à l’IAO et par la suite, nous avons étendu notre marché dans la ville d’Obala. La demande étant plus élevée que l’offre, nous nous sommes rendus chez un ami qui nous louait sa conche de 10L à 3000FCFA par séance production (mais malheureusement il l’a vendu pendant mon séjour ici en Suisse, il y a 4 jours).

Dès l’année 2023, nous avons fait les démarches pour le financement de ce projet auprès des banques, microfinances et des programmes d’accompagnement des jeunes entrepreneurs, qu’on n’a malheureusement pas trouvé. Et en 2024, j’ai la chance de participer au programme d’entrepreneuriat Suisse-Afrique (Suisse-Cameroun-Côte d’Ivoire) qui s’est tenu à l’Institut Agricole d’Obala-Cameroun où j’ai eu l’honneur de remporter le prix du meilleur projet parmi les 53 jeunes entrepreneurs (Suisses-Camerounais-Ivoiriens) qui concouraient pendant ce programme. Pendant ce programme, j’ai eu la chance de rencontrer M. Olivier Boillat a qui j’ai fait part de mon projet de création d’une petite usine de transformation du chocolat dans la villa d’Obala-Cameroun » ». N’ayant pas de l’expertise en la matière, M. Olivier décida de me faire venir en Suisse pour me perfectionner et c’est ainsi qu’il me met en contact avec la chocolaterie KKO3-Porrentruy et qui par la suite accepte de m’accueillir dans ces locaux pour me faire former. Dépourvu des moyens pour financer ce voyage, j’ai fait un emprunt de 1000CHF à mon papa afin de me rendre en Suisse pour atteindre les trois objectifs que nous nous sommes fixés mon associé et moi : me perfectionner dans la fabrication du chocolat, trouver des financements ou des investisseurs et visiter la Suisse. Mais, je pense que l’objectif de la formation et de la découverte sont déjà presque atteints et celui du financement reste très difficile et compliqué pour les jeunes entrepreneurs que nous sommes mais nous pensons que le meilleur reste à venir ».

Dès l’âge de 14 ans j’ai créé mon exploitation de 2 hectares et je me suis rendu en ville à l’Institut agricole d’Obala (IAO) afin de poursuivre mes études dans le domaine de l’agroalimentaire afin de pouvoir réaliser mon rêve. À l’âge de 15 ans, je deviens gérant de l’atelier de transformation des produits agro-pastoraux de l’IAO sous la supervision de mon professeur M. Mbouma. Puis je fais connaissance de ma camarade de classe ROSE avec qui je me met ensemble pour l’évolution de ce projet. C’est de là que nous débutons la transformation des fèves de cacao en chocolat que nous avons baptisé » » ROSA CHOCO «  » »avec la tout petite conche de 5L qui appartenait à l’IAO et par la suite, nous avons étendu notre marché dans la ville d’Obala. La demande étant plus élevée que l’offre, nous nous sommes rendus chez un ami qui nous louait sa conche de 10L à 3000FCFA par séance production (mais malheureusement il l’a vendu pendant mon séjour ici en Suisse, il y a 4 jours).

Dès l’année 2023, nous avons fait les démarches pour le financement de ce projet auprès des banques, microfinances et des programmes d’accompagnement des jeunes entrepreneurs, qu’on n’a malheureusement pas trouvé. Et en 2024, j’ai la chance de participer au programme d’entrepreneuriat Suisse-Afrique (Suisse-Cameroun-Côte d’Ivoire) qui s’est tenu à l’Institut Agricole d’Obala-Cameroun où j’ai eu l’honneur de remporter le prix du meilleur projet parmi les 53 jeunes entrepreneurs (Suisses-Camerounais-Ivoiriens) qui concouraient pendant ce programme. Pendant ce programme, j’ai eu la chance de rencontrer M. Olivier Boillat a qui j’ai fait part de mon projet de création d’une petite usine de transformation du chocolat dans la villa d’Obala-Cameroun » ». N’ayant pas de l’expertise en la matière, M. Olivier décida de me faire venir en Suisse pour me perfectionner et c’est ainsi qu’il me met en contact avec la chocolaterie KKO3-Porrentruy et qui par la suite accepte de m’accueillir dans ces locaux pour me faire former. Dépourvu des moyens pour financer ce voyage, j’ai fait un emprunt de 1000CHF à mon papa afin de me rendre en Suisse pour atteindre les trois objectifs que nous nous sommes fixés mon associé et moi : me perfectionner dans la fabrication du chocolat, trouver des financements ou des investisseurs et visiter la Suisse. Mais, je pense que l’objectif de la formation et de la découverte sont déjà presque atteints et celui du financement reste très difficile et compliqué pour les jeunes entrepreneurs que nous sommes mais nous pensons que le meilleur reste à venir ».


Olivier Boillat, responsable communication de la Fondation Rurale Interjurassienne ● 24.06.2025