Par Jean-Pierre Maître, Secrétaire Amitié Suisse-Kenya – www.skda.org
Le vendredi 5 février, l’Assemblée générale de l’association Amitié Suisse-Kenya est revenue sur l’activité de six civilistes suisses qui ont séjourné à l’orphelinat St. Catherine et qui ont apporté une aide précieuse à notre institution. Ce fut également l’occasion d’aborder les difficultés rencontrées par l’organisation.
Le travail et l’engagement de nos volontaires a pleinement contribué à l’animation de l’orphelinat. D’une part grâce à l’organisation d’une course à pied et, d’autre part, avec l’amélioration de nos jardins. En effet, nous produisons nos propres légumes, nous avons plus de 300 arbres fruitiers et nous disposons d’œufs frais ainsi que de lait produit par nos propres vaches.

Les bénéficiaires de l’association participent à une animation d’un civiliste suisse. ©Jonathan Fleury
Ces belles activités ne doivent pas masquer les difficultés auxquelles nous faisons face. En effet, si l’école primaire au Kenya est gratuite, les frais annuels annexes, tels que l’uniforme, les livres et les examens nous coûtent environ CHF 250.- par élève. Une somme supportable et prise en charge par l’association. En revanche, les frais de scolarité de l’école secondaire sont évalués à CHF 1’200.- par élève et par an. Ce montant est devenu difficile à assumer pour notre organisation, notamment en raison des engagements non tenus par le gouvernement kenyan et de l’essoufflement de nos parrains. En septembre, lors d’une Assemblée générale extraordinaire réunissant l’entourage des orphelins et les enfants eux-mêmes, notre président Henry Otieno a pris une décision très douloureuse : celle de se séparer des jeunes qui fréquentent l’école secondaire.
Un drame qui nous oblige à dire au-revoir à plusieurs enfants, dont certains étaient parmi nous depuis plus de 10 ans. Nous forgeons l’espoir que les années passées auprès de notre équipe et que l’éducation reçue les accompagneront tout au long de leur vie et leur serviront à affronter les difficultés à venir.