Par Kasongo Mutombo, Président des écoles de l’Espoir
La FICD soutient depuis 2011 les Ecoles de l’Espoir, pour la construction et l’équipement d’un collège à Fria en Guinée Conakry. Un projet qui, malgré la crise d’Ebola, va sortir une première promotion de trente élèves en 2016.
La crise d’Ebola fut handicapante, tous les projets furent stoppés. S’est ajouté à ce drame une crise économique, liée à la fermeture de l’usine qui employait une large partie des habitants à Fria. C’est un constat : de nombreux facteurs externes influencent l’existence des projets de développement.
Toutefois, parmi les bonnes nouvelles, l’électricité est arrivée grâce à la construction d’un barrage sur un fleuve près de Fria. La ville s’éclaire désormais d’une belle électricité, stable et sans coupure.
Maintenant que le collège est opérationnel, l’association va se concentrer sur de futurs objectifs. Bien évidemment, dans l’attente d’une reprise économique, nous assumons la pérennité financière du projet, les bénéficiaires n’ayant pas encore les moyens de participer financièrement aux salaires des enseignants ou à la maintenance des bâtiments. Les orientations stratégiques futures des Ecoles de l’Espoir dépendront du prochain voyage sur le terrain, qui aura lieu en début d’année prochaine. Des discussions avec notre partenaire local permettront de déterminer les axes essentiels à développer.
Une première piste est d’envisager la mise en œuvre d’une filière de formation professionnelle post-collège. Sachant que tous les élèves n’iront pas au lycée, il est dès lors indispensable de leur offrir la possibilité d’apprendre un métier.
L’impact de notre projet sur nos bénéficiaires est important. Du point de vue des résultats scolaires, à l’issue de la primaire, notre école est le seul établissement scolaire de Fria qui bénéficie d’un taux de succès de 100 %. Cette réussite est encourageante et est un vecteur essentiel pour la mobilisation de nos bénévoles, donateurs et partenaires, en Suisse comme en Guinée
