Ensemble, rompons le silence qui pèse sur les violences en contexte conjugal…

« Ensemble, rompons le silence qui pèse sur les violences en contexte conjugal… »

Par Frédérique Sorg – E-Changer

Nous sommes maintenant à mi-parcours de notre engagement au Burkina Faso en tant que volontaires d’E-Changer en faveur de la Marche Mondiale des Femmes. Toute la famille est bien installée, Mathilde et Chloé sont à l’aise à l’école et Antoine, qui commence à courir, semble mieux comprendre le moré que le français. Nous profitons beaucoup des contacts familiaux et de voisinage, ainsi que du beau temps permanent, sachant que ça ne va pas durer!

Au niveau professionnel, le bureau ouagalais de la Marche Mondiale des Femmes relève la tête après une période difficile. Nous avons pu produire le plan d’action : les activités décrites et budgétisées pour 2011-2013. Ce plan d’action est une base avec laquelle les fonds seront négociés chez les bailleurs.

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“L’espoir des femmes de la Marche Mondiale au Burkina est que chaque victime de violence conjugale puisse obtenir gratuitement des conseils, du soutien et de l’aide pour sortir de sa situation dramatique.”

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Dernièrement s’est tenue la Campagne internationale des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. La campagne burkinabè est coordonnée par la Marche Mondiale, et le thème choisi pour 2010 était « les violences en contexte conjugal ». Ce thème est extrêmement important ici car ces violences sont banalisées et très souvent justifiées. Il est admis dans certains milieux par exemple qu’un homme corrige sa femme si cette dernière a mal cuisiné ou rentre en retard. De plus, le mariage forcé et l’excision sont encore trop répandus.

Dans le cadre de cette Campagne d’activisme, la Marche Mondiale a décidé d’aller dans une dizaine de lieux de formation à Ouagadougou (lycées, école franco-arabe, école nationale des enseignants du primaire, université) pour y sensibiliser les élèves et étudiant/es. Elle a aussi organisé une grande rencontre avec les acteurs influents de la place (associations, ministères, bailleurs de fonds, etc) afin de proposer la création de deux moyens d’aide et de soutien aux femmes victimes de violences conjugales : un Numéro Vert, ligne téléphonique gratuite, et un centre d’aide et de soutien. La mise en route du N° Vert sera accompagnée d’une vaste campagne de diffusion d’informations et de sensibilisation dans tout le pays.

L’espoir des femmes de la Marche Mondiale au Burkina est que chaque victime de violence conjugale puisse obtenir gratuitement des conseils, du soutien et de l’aide pour sortir de sa situation dramatique. Je les rejoins dans cet espoir et dans leur lutte quotidienne pour améliorer le sort de toutes les femmes burkinabè.