Par Gabriel Nusbaumer, Président de la FICD – www.ficd.ch.
Les objectifs du millénaire (OMD) ont occupé les acteurs du développement depuis l’an 2000. Cette année-là, les pays membres de l’ONU se sont donné des buts concrets pour lutter contre la pauvreté et les facteurs qui concourent à son existence.
Le bilan est mitigé, c’est vrai. La mortalité liée à la maternité est encore trop importante, l’objectif n’a pas été atteint sur ce point. Cependant, force est de reconnaître que l’extrême pauvreté, mesurée à l’aune du revenu, par exemple, s’est réduite de moitié dans le monde.
Demeure que 1,4 milliard de personnes connaissent encore des conditions d’extrême pauvreté. C’est qu’il y a encore quelque chose à faire. C’est pourquoi, l’ONU a lancé une consultation afin de définir l’après 2015.
Le Département fédéral des affaires étrangères a conduit la consultation en Suisse. Un document a été accepté par le Conseil fédéral. Notre ambassadeur à l’ONU aura à proposer de fonder le développement sur les droits humains, la sécurité et la paix, la démocratie, la justice sociale et l’environnement, en particulier la biodiversité. L’orientation générale de la position suisse prend en compte le développement durable défini par les principes de Rio et l’Agenda 21.
Depuis 2000, le monde a changé. Les pays émergents d’alors prennent une part toujours plus active au développement mondial et y consacrent davantage de moyens. Les partenariats Sud-Sud prennent tout leur sens. Un nouvel équilibre mondial prend forme. Gageons que cette nouvelle étape du développement dessinera de nouvelles perspectives aux potentialités réjouissantes.